Rêve de Dragon II : Clap 3 !

Éditeur : Ubik 93, rue Dominique Clos 31300 Toulouse


Après la disparition de Multisim, une partie des activités jeux de rôle ont été reprises par Millenium, l'ex-distributeur de Multisim qui, pour l'occasion, a créé une nouvelle structure du nom de UBIK.

Après la NEF, Ludodélire, Multisim et Nestiveqnen, Ubik reprend donc l'édition de Rêve de Dragon. Tiré à 800 exemplaires, le produit disponible est la réédition de la version « livre » du jeu sortie par Multisim. Hormis la couverture qui passe de cartonnée à souple et la mention « Ubik » qui remplace celle de « Multisim », il n'y a pas de différence marquante.

Comme les mêmes films d'impression ont été utilisés, les problèmes de maquette de la version livre n'ont pas été corrigés. Il s'agit de pendules à la place des étoiles, des textes devenus trop longs pour les espaces prévus à cet effet … bref, tous problèmes de maquette classique dus au changement de police de caractère sans contrôle.

À noter, une coquille sans doute intentionnelle sur la couverture : « Onirique-Fantaisie » est devenue « Onirique-Fantasie ». Pourquoi ? Mystère ...

Ressortir le jeu est une chose, assurer un suivi en est une autre. Nestiveqnen n'assurant apparemment plus de sortie de supplément, tous les regards sont donc tournés vers Ubik.

Multisim n'avait réédité le jeu en version « livre » que pour permettre d'écouler le stock de suppléments devenus difficilement vendables depuis l'épuisement du jeu de base en version coffret. Ubik cherche-t-il à faire la même chose puisqu'il hérite du stock ou a-t-il une politique éditoriale au-delà de la sortie d'un probable « écran de jeu » ?

L'avenir le dira.

 

L'exemplaire de test a été gracieusement prêté par le magasin l'œuf cube. Qu'il en soit remercié.

 





Une grande nouvelle de la part de Denis Gerfaud ...

 

Mars 2004


Chers rêveurs,

Une bonne nouvelle ! Après bien des soubresauts dans leur sommeil agité, les dragons sont en passe de se rendormir d'un sommeil plus paisible. En clair, RdD vient de trouver un nouvel éditeur.

La société Millennium, qui distribuait les produits Multisim, en a récupéré le stock ; et quoique il n'y ait pas à proprement parler de stock de RdD, aujourd'hui épuisé depuis des mois, a décidé d'en relancer la gamme. Dans ce but a été créée la société d'édition UBIK, qui va donc rééditer, ou du moins réimprimer notre jeu. C'est chose décidée : le contrat vient d'être signé.

Nous avons bien évidemment d'autres projets, à commencer par un supplément. (Le dernier en date était Le Maître de Shamatoo publié par Nestiveqnen.) Mais je ne puis vous en dire plus pour le moment, n'en sachant rien moi-même, quelque peu pris au dépourvu.

Bref, n'hésitez pas à faire savoir autour de vous que les dragons ne sont pas encore tous réveillés ! (Ça a finalement le sommeil lourd, ces bêtes-là ! …)

Draconiriquement,

Denis Gerfaud

 

 

Rêve de Dragon 2 en anglais : c'est parti !

 

Décembre 2002

 

Grande nouveauté dans le petit monde de Rêve de Dragon : un joueur francophone américain, passionné du jeu, vient d'en réaliser une traduction anglaise. Mieux encore, cette traduction est officielle, en ceci qu'elle bénéficie de l'aval de Multisim et du premier intéressé, Denis Gerfaud. Pour les nombreux joueurs français, suisses et canadiens (et j'en oublie certainement) habitués à discuter de l'avenir de RdD et de son existence commerciale, la nouvelle est d'importance.

La traduction anglaise du jeu est donc là. Mais que vaut-elle, en dehors de l'énorme publicité potentielle qu'elle procure à RdD, l'anglais étant une langue largement plus parlée que le français ?

Après lecture des trois documents PDF actuellement disponibles et correspondant aux trois livrets de l'édition coffret de RdD2, deux constats s'imposent d'emblée : François Lévy adore Rêve de Dragon, et sa traduction est à la hauteur de son intérêt pour le jeu.

Pour commencer, tout y est. Malgré quelques compressions dans le texte ici et là, tous les aspects des règles françaises sont présents dans la version anglaise. Seuls les trois scénarios d'introduction n'ont pas été repris (mais quelques scénarios sont déjà disponibles sur le site américain, et d'autres devraient suivre). Cela signifie-t-il pour autant que Rêve: the Dream Ouroboros n'est que l'exacte reproduction en anglais des règles françaises de RdD ? Point du tout.

En effet, François Lévy a pris soin de ménager un peu de place pour quelques ajouts qui lui tiennent à coeur. C'est par exemple le cas des sorts d'annulation ou d'aimantation, supprimés lors du passage à la seconde édition du jeu et réintégrés ici, davantage par nostalgie que par véritable intérêt ludique. Dans les armes, on retrouve avec plaisir la sarbacane, également disparue avec RdD2.

Mais tous les plus de cette édition anglaise ne sont pas tournés vers le passé. Ainsi, François Lévy n'est pas resté insensible à l'intérêt de certains nouveaux sorts proposés par Denis Gerfaud, comme les zones mobiles personnelles d'Oniros (haubert d'Oniros, bouée ou manteau) ou les invulnérabilités chromatiques. Les anciens coursiers de Psark et les corbeaux de Dawell sont également au rendez-vous (la réintégration de cette dernière invocation semblait aller d'elle-même depuis la sortie du premier volet de la trilogie de Peter Jackson du Seigneur des Anneaux, où l'on peut voir le maléfique magicien Saruman utiliser ce qui semble une version extrêmement puissante de ce sort …)

Enfin, on trouvera dans le livre II une utile table des TMR permettant de déterminer une case aléatoirement, qui fait défaut dans les règles françaises.

On notera également que, si le texte est découpé comme dans la version française de RdD2, tous les dessins de Rolland Barthélémy n'ont pas été repris et ceux qui le sont ne sont pas disposés exactement de la même manière dans le texte. Fort heureusement, aucun autre artiste n'a été choisi pour illustrer Rêve: the Dream Ouroboros, et la charte graphique du jeu est donc respectée.

Mais là où François Lévy force le respect, c'est dans ses choix de traduction. Certains termes, de ceux qui nous rendent Rêve de Dragon si chers, peuvent paraître difficilement traduisibles, voire pas du tout. Comment traduire au mieux thétanatos, herbe de lune, tanemiel ou épée sorde ? Bien sûr, le traducteur est anglophone. Mais tout de même : aurions-nous trouvé des noms anglais plus efficaces que necrotic fever, moon flower, honeybark ou sordid blade ? Rendre la poésie du jeu constituait peut-être la grande difficulté de toute l'entreprise, et François Lévy s'en tire admirablement.

Alors, où se trouve-t-elle, cette fameuse traduction, et comment se la procurer ? Bonne nouvelle pour commencer, le livret I est disponible gratuitement (au format PDF). Les deux autres ne coûtent (à eux deux, également en PDF) que 13 dollars, ce qui correspond à peu près à autant d'euros.

Bien sûr, tous les joueurs français n'ont pas besoin des règles de RdD2 en anglais. Mais pour les expatriés, l'intérêt saute immédiatement aux yeux. Quant aux autres, ils peuvent se procurer Rêve: the Dream Ouroboros par simple curiosité. Ou encore pour soutenir commercialement notre jeu préféré.

Mais dans un cas comme dans l'autre, la qualité du travail de François Lévy ne pourra que satisfaire les joueurs et les gardiens des rêves, francophones comme anglophones.

 

Pour vous procurer Rêve: the Dream Ouroboros, rendez-vous sur http://www.malcontentgames.com

 

 

 

Un édito de Denis Gerfaud

8 juin 2001

17ème jour du mois du Faucon

Chers Rêveurs,

Eh bien voilà le rêve relancé.

Multisim vient de réimprimer le jeu, sous la forme d'un volume unique. Cela avait déjà été fait en 1997, mais sous couverture souple. Cette fois, la couverture est rigide, brillante, avec des couleurs métamorphosées, ce qui lui donne un bien bel aspect.

Oniros est également reparti, avec une couverture entièrement neuve, façon BD. Certains regretteront peut-être l'ancienne illustration ; je trouve pour ma part que celle-ci a le mérite d'attirer davantage le regard, ce qui n'est pas plus mal pour une couverture.

Quant aux suppléments ? Là, malheureusement, c'est toujours le plein gris rêve, pour ne pas dire les Limbes. A l'heure où j'écris ces lignes, je ne suis au courant d'aucun projet concret.

N'allez pas croire en effet que cette carence soit de mon fait.

En ce qui me concerne, Rêve de Dragon est aussi actif qu'aux premiers jours. En tant que gardien des rêves, je continue à faire jouer hebdomadairement une quinzaine de joueurs, répartis en trois campagnes différentes menées de front. Et il me suffirait de trouver l'occasion, le créneau horaire, pour en commencer volontiers une quatrième. Pour ces joueurs, outre les scénarios, je ne cesse de remettre les règles en question, de les peaufiner, encore et encore.

Alors si ce n'est pas de mon fait, à qui la faute ? Vous me permettrez de jeter là dessus un voile de mystère. C'est une question qui fâche.

Heureusement, existe le site de lachimereauxmillereves.com, sur lequel vous devriez, en principe, vous trouver actuellement. Je ne m'en occupe pas directement, mais ceux qui le font sont tous docteurs es rêves de dragon, et vous pouvez leur faire confiance, tout comme je le fais moi-même. Tous ensemble, nous sommes prêts à répondre à vos questions. Alors n'hésitez pas à vous faire connaître. Adressez-nous vos idées, vos suggestions. Manifestez votre désir de rêver encore et toujours, envers et contre tout.

Parmi nos projets figure celui de mettre en ligne, à la disposition de tous les rêveurs, les anciens scénarios parus dans les revues aujourd'hui disparues - Chroniques d'Outre-Monde, Dragon Radieux, après les avoir revus et corrigés par rapport à la seconde édition.

Nous n'en sommes qu'au tout début du Troisième Âge, les Dragons devraient normalement avoir encore plusieurs millénaires devant eux avant de se réveiller tout à fait.

Draconiriquement.

 

Denis Gerfaud